Artiste Multidisciplinaire...
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Plus rien a dire...
Je suis dans l'aquarium.
La fragile dérive.
Ce monde austère du parfait suspect du parfait pervers...
J'étire le plaisir...
Peut-être en retard, mais j'imagine encore.
Cet instant invincible du moment intense.
Juste et pourtant indécent de lucidité.
A l'aube des pertes lourdes.
L'ambition du silence regret.
Nul sait ce qu'il faut faire pour attendre encore.
Seulement protéger ce qui reste.
Précieusement sans répit.
Dérive passage d'un fragment oublier.
Celui qui reste a construire.
L’isolation perpétue la faiblesse.
Elle déconnecte la force.
Engendre la satisfaction sans fierté.
Pousse un peu plus loin la bêtise.
Ma détresse.
N’est qu’une amorce.
Bien implanté.
Que ma colère attise.
La lueur des yeux s’atténue.
Sous les néons.
L’envieux vestige est décombre.
La ou les mouches remuent.
La mort confond.
La lumière de l’ombre
Pendant ma chute.
Le dialogue ralentit.
J’analyse et je scrute.
Les acclamations et les cris...
Michel.T.Desroches
Fantôme de cartier et citadin du monde portant le fardeau de l’insupportable.
L’air frais clarifie mes pensées. J’imagine ici-bas le laid, le lamentable.
Devant cette ombre sans éclat, sans reflet.
J’observe les possibles décombres.
L’odeur putride de plastique brûlé…
Les bancs vides du parc.
Ce matin me semble oublié.
Ceux qui passent défilent.
Inlassablement, leur marche martèle le ciment.
Peut-être qu’ils chassent le temps?
Ce manège, cette parade m’avalent lentement.
Parfois, les voitures écrasent…
L’éloge des symboles semble diriger mon destin.
Je ne suis pourtant pas responsable.
Ce poids honteux dont m’accable ma vieille jeunesse.
En dehors du mécanisme, le mien.
Lieu où réside la réserve tordue affable.
Des sentiments, contradictoire faiblesse.
Les miroirs font bien la parure.
Les gens s’admirent le long des vitrines allures.
Tout se déroule au rythme de la musique d’un lecteur.
L’ego qui magnifie l’image.
Celle qui colle encore et m’avantage.
Trop se regarder fait peur.
Cette lucide essence écoute le moment profond et intérieur.
D’une saison, d’un présage…
Michel. T. Desroches
Mon corps s’éveille le jour et la nuit s’écrase.
J’évade de cette prison.
Parfois je suis porteur d’un message.
Nul autre ne sait quoi s’y cache.
Le temps gris s’écoule et s’évapore.
Juste un moment d’extase.
Parfois sans raison.
La tête dans les nuages.
J’y arrive, je me détache
De la bêtise qui me dévore.
Je suis rassuré.
Au dehors le froid endors.
Ce qui me servira enfin d’excuse.
C’est d’avoir à amputer.
La sélection, le réconfort.
De cette chaleur qui se diffuse…
Michel.T.Desroches